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 Pulling Strings - Avec Erik Ghost

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Operetta Ghost
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MessageSujet: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Lun 22 Oct - 19:58


♠ Pulling Strings


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Il est plus de vingt deux heures, et il fait nuit à Monster Town. Ce n'est pas la pleine lune, mais le croissant jette une faible lueur bleue sur les toits pointus du Lycée Monster High, demeure des créatures les plus étranges. Le dernier service du réfectoire s'est achevé il y a plus d'une heure, et le silence règne dans les couloirs. Nous sommes en pleine semaine, et à cette heure-ci, tous, élèves comme professeurs, se préparent à aller se coucher. Si on ne compte pas les créatures nocturnes, bien sûr. Mais elles ne sont pas des plus bruyantes, et leurs activités ne troublent en rien la paix qui plane sur les salles de classe vides.
La salle de musique est déserte, elle aussi. A travers les hautes fenêtres gothique à cadran en forme de toile d'araignée, la lumière naturelle se glisse comme l'éclat d'un phare lointain. L'obscurité est partielle, et les murs sont teintés de bleu. Ainsi, l'endroit à des airs de fond marin mystérieux. Pour un peu, on s’attendrait à voir surgir un banc de poissons. Au loin, résonne le son régulier d'une vielle pendule. Elle doit être détraquée, car son rythme est trop rapide.

Au lieu d'un banc de poisson, c'est une jeune fille qui fait son apparition dans la salle. Elle s'est glissée dans la pièce en empruntant une porte dissimulée dans le fond, et on pourrait croire qu'elle est apparue depuis les ténèbres. Dans la faible luminosité, elle parait spectrale, toute en ombres et lumières. La moitié de son visage disparait dans l'ombre. C'est Operetta.
Le visage fermé, elle se dirige vers le centre de la pièce, monte sur une chaise, puis s'assied sur une table, les jambes croisées, les coudes sur les genoux et le visage dans les mains.

Ce soir là, elle est prise de mélancolie. Cela arrive rarement, mais comme à chaque fois, elle est incapable d'expliquer pourquoi. Elle n'aime pas qu'on la plaigne, mais parfois, il s'avère nécessaire de s'arrêter pour penser un peu. Dans la journée, elle a enchainé les catastrophes. Par maladresse, son instrument de prédilection, la guitare dont elle ne se sépare jamais, s'est brisée. Elle est effondrée. Cela peut paraître ridicule, mais elle s'était attachée à l'objet comme si c'était une personne. Elle à l'impression d'avoir perdu quelque chose de vital, et souffre du manque. Tout à coup, pour un petit incident, elle a l'impression que plus rien n'a de sens. Ce sentiment passera avec le temps, mais pour le moment, elle n'aspire qu'a s'enfoncer dans sa peine jusqu'à boire la tasse, pour refaire surface par la suite.

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Erik Ghost
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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Mar 23 Oct - 8:43

Erik était resté enfermé dans ses appartements souterrains toute la journée, sauf pour le déjeuner. Le matin même, il avait trouvé dans la chambre de sa fille, sur son lit, sa guitare préférée dans un état lamentable: un accident est vite arrivé, et le Fantôme savait pertinemment que sa fille était sans doute effondrée. Elle aimait cette guitare comme s'il s'agissait de sa sœur jumelle. L'Ange de la Musique avait donc décidé de faire une surprise à Operetta pendant que celle-ci était en cours: non content d'être un virtuose en musique, Erik savait également fabriquer, entretenir et réparer les instruments de musique. Mais cette facette de son talent, il l'avait gardé secret: il aimait surprendre son entourage...

Il avait donc travaillé toute la journée à réparer la guitare, allant même jusqu'à la repeindre en un mélange de bleu nuit et de bleu roi: ainsi, dans la pénombre, on croyait que l'instrument était bleu marine, alors qu'il était en fait bleu nuit, et dans la lumière, il semblait s'illuminer d'un bleu roi vibrant, que l'on croirait strié de turquoise. Une couleur banale et sombre en apparence, mais qui surprenait quand on y regardait de plus près. Connaissant la fantaisie de sa fille, Erik ajouta sur l'instrument des notes de musique de couleur blanche avec de la peinture à base de nacre: il faisait toujours tout lui-même, y comprit le mélange pour fabriquer ses propres peintures. Pour terminer, en bas à droite du côté face de la guitare, il inscrivit en calligraphie et en couleur rouge sang, deux mots: Operetta Ghost.

Une fois son travail achevé et la peinture sèche, Erik attrapa la guitare et se dirigea vers la chambre de sa fille. Il toqua et entra, mais la pièce était vide. Une vague d'inquiétude le submergea, avant de disparaître tout aussi vite: il savait où était Operetta... Il monta les marches de pierre jusqu'au passage secret de sa salle de classe qu'il ouvrit et referma derrière lui sans un bruit: sa fille était assise sur une des tables de cours au milieu de la pièce, comme il s'y était attendu. Lui-même venait toujours dans cette pièce quand il était d'humeur mélancolique. Il s'approcha d'elle avec sa discrétion légendaire et posa une main sur son épaule:


"Il n'est pas un peu tard pour ruminer des idées noires?... Tiens: j'ai une surprise pour toi..."

Sur ces mots, il sortit la guitare réparée rénovée et repeinte de derrière son dos et la tendit à Operetta: depuis qu'il avait perdu Christelle, les sourires pleins de joie de sa fille étaient devenus son seul remède contre le chagrin qui menaçait de le submerger à chaque instant...

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¤Enfermez-moi, enchaînez-moi
Ne me dites pas si j'ai tord ou raison
Insultez-moi, détestez-moi
Vous ne pourrez jamais me détruire
Haïssez-moi, méprisez-moi
Vous ne pourrez jamais m'anéantir
Torturez-moi, exilez-moi: toujours je reviendrais...
Battez-moi, frappez-moi: vous ne m'aurez jamais!¤

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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Mer 24 Oct - 12:13


♠ Pulling Strings


Operetta contemple le bout de ses chaussures, la tête dans le brouillard. Dans l'ombre, une forme s'avance vers elle, mais elle n'a pas conscience de sa présence, car le visiteur ne provoque aucun son, comme s'il était invulnérable au bruissement de l'air. Soudain, une main blanche et forte se pose sur son épaule. Le mouvement est léger et délicat, mais elle sursaute. La surprise emplit son regard, et elle marque un temps d'arrêt. Une fois la première impression passée, elle se radoucit. Elle ne s'est pas encore retournée qu'elle sait déjà de qui il s'agit. Il n'y a qu'une seule personne au monde capable de se déplacer ainsi, et de l'aborder de cette manière. Une seule personne au monde qui lui familière à ce point. Son père.
Elle se retourne, la bouche pincée en une petite moue. Elle ne s’attendait pas à ce qu'on la dérange, et n'aime pas qu'on la surprenne dans cet état, surtout lorsqu'il s'agit de lui. Elle pense que ses états d'esprits passagers ne sont pas suffisamment importants pour mériter de la pitié.

-Oh... Bonsoir.

Elle a à peine le temps de prononcer ces quelques mots, qu'il fait apparaître un objet. Et c'est une surprise de taille. L'instrument à la même forme que celui dont elle déplorait la perte, mais il différent. Les couleurs sont chatoyantes, les contrastes et le nuances se lient pour former un tableau d'une rare beauté.
Saisie par l'émotion, sa bouche s'ouvre toute seule, et les mots lui manquent un instant.

-Oh ma Ghoule! C'est magnifique!

Elle ne peut pas s'empêcher de toucher l'instrument, caressant ses courbes du bout des doigts, émerveillée comme une enfant devant ses cadeaux de Noël. Elle s'en extasie un instant, pour retrouve sa capacité à réfléchir.

-Attend... Est ce que c'est la même? Comment c'est possible?

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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Mer 24 Oct - 13:53

Operetta sursaute lorsqu'il pose une main sur son épaule et Erik se retient d'esquisser un petit sourire amusé: sa façon totalement silencieuse de se déplacer surprend toujours, et même sa femme et sa fille ne sont pas des exceptions. Il s'agit de l'un de ses nombreux talents, dont les autres s'aperçoivent toujours par eux-mêmes, et c'est le seul de ses talents qui mette un peu d'amusement dans sa vie. Operetta semble morose quand elle le salut d'un 'bonsoir' guère enthousiaste. Néanmoins, cela ne dure que quelques secondes, le temps pour elle de poser les yeux sur la surprise qu'il lui apporte: là, son humeur 'petite souris morose' se change en 'poisson béat hors de son bocal'. Elle s'émerveille sur l'instrument, allant jusqu'à le caresser du bout des doigts, avant de demander si c'est le même que celui qu'elle a cassé. Erik esquisse un sourire malicieux et répond:

"Bien sûr que c'est la même! J'ai passé la journée dessus: je pensais que ça te remonterais le moral. Tu sais, il y a encore quelques petites choses que tu ignore sur moi: j'aime garder une part de mystère, ça me permet de surprendre constamment mon entourage..."

Mettant la guitare entre les mains de sa fille, Erik s'assied sur la table à côté d'elle et attend: il attend simplement que sa fille lui ouvre son cœur...

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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Mer 24 Oct - 15:43


♠ Pulling Strings


On peut la considérer comme une matérialiste, mais Operetta s'attache beaucoup à certains objets. Ils sont uniques, et elle les aime presque autant que des personnes. Et pour cause, pendant longtemps, ils ont été ses seuls amis. Ce qui ne fait cependant pas d'elle une totale asociale. Les remplacer s'avère une épreuve difficile, que seul le temps peut parvenir à surmonter. Aussi, lorsqu'il lui apprend que l'instrument est celui d'origine, la jeune fille déborde de joie. Elle a presque envie de le prendre dans ses bras, de s'accrocher à son cou jusqu'à le faire tomber à la renverse, pour faire exploser sa joie. Mais elle se retient de le faire, car son père n'est pas homme à manifester ses sentiments par de grandes effusions. Il est d'ailleurs étant que sa fille soit aussi expressive.
Comme s'il pouvait lire dans ses pensées, il lui avoue révéler une part de mystère. Même si elle a beaucoup de respect pour lui, elle ne peut s'empêcher de sourire. Elle trouve cela extrêmement comique, puisqu'il est le mystère incarné, en vérité. C'est un personnage étrange, que même sa propre fille ne connait pas entièrement. Mais il a l'avantage de bien connaître sa fille, et ce qu'il avait prévu arriva: elle se mit à parler.


-Oui, si c'est l'effet voulut, c'est réussit.

Elle hésite un moment, mais le regard qu'elle fixe sur lui ne cille pas. Puis elle continue.

-Alors, qu'est ce que tu me cache? Y a t'il des choses que je devrais savoir? Va tu me les révéler? Ou peut-être que mes questions sont trop brutales?

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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Mer 24 Oct - 17:17

Erik attendit, sans bouger, sans parler. Et effectivement, il n'attendit pas très longtemps...

"Alors, qu'est ce que tu me cache? Y a t'il des choses que je devrais savoir? Va tu me les révéler? Ou peut-être que mes questions sont trop brutales?"

Il esquisse un autre sourire, le troisième de la soirée: décidément, il n'y a qu'Operetta qui réussisse à faire ça...

"Eh bien... disons que le fait que tu me pose des questions comme ça ne m'étonne pas le moins du monde. En revanche, ce qui m'étonne beaucoup, c'est que tu ne les ai pas posées plus tôt..."

Erik laissa passer un instant de silence pour remettre de l'ordre dans ses idées et trouver la façon adéquate de dire les choses à sa fille. Il fallait quand même savoir que depuis la disparition de Christelle, le Fantôme n'en avait jamais parlé à sa fille, hormis de rares fois pour lui dire que, où qu'elle soit à présent, elle les aimait tous les deux très fort. En fait, si l'Ange de la Musique ne parlait jamais de sa mère à Operetta, c'était pour ne pas réveiller la douleur du chagrin qui couvait en lui... Mais de toute évidence, il allait falloir qu'il fasse quelques petites révélations, ce soir... Se levant de la table, il se mit à marcher en tournant en rond autour de son piano à queue, placé près du mur aux fenêtres.

"Je ne t'ai encore jamais parlé de ta mère, et je me doute que tu dois te poser des questions à son sujet. Je te demande de bien vouloir m'excuser pour ce silence, mais son absence me pèse atrocement, et parler d'elle réveille en moi une douleur aussi vieille que tenace."

Erik s'arrêta de tourner pendant deux minutes pour caresser le bois d'ébène lustré du piano: il avait longtemps craint que sa fille n'apprenne son histoire de la bouche de quelqu'un d'autre, et ne finisse par le détester pour les meurtres qu'il avait commis à l'Opéra. Sa peur s'est vue renforcée avec l'invention de la télévision, et ce maudit réalisateur, Joël Schumacher, que le Diable l'emporte!, avait eut l'idée monstrueusement malaisée de mettre en scène sa vie entière... Erik avait été obligé d'interdire à sa fille de regarder la télévision, afin qu'elle n'apprenne jamais la vérité sur lui: et si, en apprenant qu'il avait tué des gens, même s'ils l'avaient amplement mérité, sa propre fille ne le voit comme un monstre sans cœur et sans pitié? ou pire, et si elle se mettait à le détester? Erik finit par reprendre ses ronds autour du piano.

"Pour connaître toute l'histoire il faut remonter au jour de ma naissance. Je sais que tu crois que je n'ai pas plus de quarante ans: mais en vérité, je suis beaucoup plus vieux que ça... Je suis né à Paris, le 21 Avril 1865: ce qui me fais tout juste 157 ans cette année... Les ennuis ont commencé dès ma naissance, puisque je suis atteint d'une maladie qui a poussé ma mère à m'abandonner à l'âge de trois ans: elle a fait pire que ça, en fait, puisqu'elle m'a vendu à un cirque..."

Erik serra les poings et sa mâchoire se crispa, mais il s'efforça de vite reprendre sa contenance, et ses tours autour du piano.

"Loin de m'aider, le cirque a... disons... profité de ma maladie pour se faire de l'argent. J'ai passé cinq ans de ma vie dans ce taudis infâme, jusqu'à ce que le directeur ne dépasse les bornes: c'est là que j'ai pris ma première vie, avant de m'enfuir... Une jeune fille m'as prit en pitié et m'as recueillit: elle n'avait guère plus de 17 ans, et était la fille de la gérante de l'Opéra Garnier de Paris. Elle m'as caché dans les sous-sols du bâtiment et c'est là que j'ai grandit. J'ai rencontré une jeune fille talentueuse et je l'ai enseignée pour en faire la meilleure chanteuse de tout Paris: elle s'appelait Christine Daaé."

Nouvelle pause, le temps de contenir le torrent d'émotions qui le submergeait, puis il reprit ses ronds, ainsi que le fil de son histoire:

"Je tenais énormément à elle, et j'aurais tout fait pour elle. J'ai même pris des vies pour qu'elle reste avec moi. Mais elle s'est enfuie avec un idiot, Raoul de Chagny... Fou de rage et frustré, j'ai mis le feu à l'Opéra, chassant tout les monde d'entre ses murs, et je suis restée là, à vivre dans ces souterrains, comme depuis mes huit ans. Et puis un jour, une intruse s'est invitée dans mon Opéra: en la voyant, j'ai cru que c'était Christine. Mais j'ai vite appris qu'il s'agissait de sa fille, Christelle de Chagny. Elle m'a avoué connaître toute mon histoire, de la bouche de ses parents: là, j'ai cru qu'elle allait me jeter des insultes au visage, voir me traiter de monstre, mais non. Elle s'est contentée de s'approcher de moi et avant que je comprenne ce qu'elle allait faire, elle m'as arraché mon masque: j'étais tétanisé, mais elle m'as juste sourit. A cet instant je me suis sentit tellement bien... elle n'avait pas peur de moi, ni de ma maladie, ni de ce que j'avais fais autrefois, et je l'ai tout de suite aimé. Deux ans plus tard, tu est née..."

Erik fut forcé de faire une nouvelle pause: il en arrivait à la partie la plus douloureuse de son histoire, à savoir la disparition de sa tendre femme.

"Tu n'avais qu'un an quand c'est arrivé... J'étais sortit pour trouver à manger, et quand je suis revenu, le soir, je n'ai trouvé de Christelle que son mouchoir en dentelle brodé de ses initiales. Mais j'ai compris: Christine était venue récupérer sa fille... Je l'ai cherchée pendant cinq ans, avant que mon Opéra ne devienne le symbole de l'absence de Christelle. C'est alors que j'ai décidé de déménager, et c'est à ce moment-là que nous sommes venus à Monster Town."

Erik cessa de tourner en rond et vint s'assoir sur le bureau situé face à celui sur lequel était assise Operetta. Il leva la tête vers sa fille et ajouta:

"Je crois que ça aussi, j'aurais dû le faire depuis longtemps: te montrer pourquoi ma mère m'a abandonné, pourquoi Christine m'a repoussé, pourquoi tout ça est arrivé. Ma maladie, l'origine de tout, c'est ça..."

Et, joignant le geste à la parole, il porta une main hésitante à son visage, et ôta lentement son masque, presque à regret... pour dévoiler l'origine de tout.


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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Mer 24 Oct - 20:42


♠ Pulling Strings


Le cœur d'Operetta bat beaucoup plus fort qu'il ne le devrait. Elle peut presque le sentir s'affoler entre dans sa cage thoracique, comme s'il allait exploser. Elle le sent peser, l'écrasant d'un poids qui lui coupe le souffle. Le sang bouillonne dans ses veines, et les vaisseaux qui parcourent ses tempes pulsent si fort qu'elle a presque du mal à le supporter. Mais tout cela n'est que bien secondaire par rapport à ce que perçoivent ses oreilles, et ce que son esprit a du mal à analyser. En tentant de se confier à son père, elle a l'impression d'avoir enclenché un interrupteur, et libéré un flot de vérité jusqu'alors cachée. Les informations s'abattent sur elle comme si elle avait ouvert la boîte de Pandore. Elle se sent comme la tragique héroïne. Jamais elle ne se serait attendue à de telles révélations. Ce qui était presque une soirée normale est en train de prendre un tour inédit.
Le temps des grandes révélations est arrivé. Elle savait que cela devait arriver, un jour ou l'autre. Mais elle n'avait pas prévu que ce serait pour aussi tôt. On est jamais prêt pour la vérité, quelle que soit la situation. C'est une gifle mentale que reçois la jeune fille. Les questions qu'elle voudrait maintenant poser sont si nombreuses qu'aucun son ne parvient à lui échapper.

L'interrogation principale concerne sa mère. Elle en déduit qu'elle est en vie. Et cela lui fait mal. Si elle est vivante, pourquoi se cache elle? Pourquoi n'a elle jamais cherché à revoir son enfant? Est elle si insignifiante, si étrange, pour que sa propre mère, celle qui l'a mise au monde, ne veuille pas savoir ce qu'elle devient? Qu'est ce qui la retient prisonnière? L'esprit d'Operetta est un tourbillon de pensées.

L'histoire de son père la touche profondément. Jamais elle ne l'aurait imaginé, lui vivant précairement dans un cirque, exhibé aux regards des curieux. Le voir se dévoiler ainsi la blesse. Elle n'est pas habitué à ce qu'il agisse de cette façon. Elle est choquée par la tournure de son récit. Tout ce qu'elle avait vu jusqu'à présent, n'était que la partie émergée d'un immense iceberg.

Et le comble de la stupeur la frappe, lorsque, dans un geste soudain et résigné, il hôte son masque. Un tabou se brise, si fort qu'elle peut presque en percevoir le son, et son cœur rate un battement. C'est la première fois qu'elle voit son visage au complet. Les lésions sont sévères, et elle ne peut s'empêcher de souffrir pour lui. A présent, beaucoup de choses deviennent plus claires. Comment a t' il pu lui cacher cela pendant tant d'années? Pourquoi ne s'en est elle jamais inquiété?
Au même instant, elle réalise un autre fait. Cela la concerne aussi physiquement, elle. Pourquoi est elle si différente? Instinctivement, elle porte la main à son visage, et hôte son propre masque. Ses doigts courent sur les tourbillons qui creusent sa peau, sur sa joue et le long de son bras. Ses marques à elle ne ressemblent pas à une blessure, mais que représentent elles? Pourquoi sont elles ainsi? Autrefois, jamais elle ne s'était posé la question. Elle n'avait pas vraiment fréquenté de personnes normales, et n'avait pas conscience de sa différence...


-Mais alors... Pourquoi... Qu'est ce que c'est?

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Dernière édition par Operetta Ghost le Jeu 25 Oct - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Jeu 25 Oct - 10:50

A la tête que fait Operetta, Erik comprend qu'elle est complètement retournée par tout ça: mais il le lui doit, il lui doit la vérité, et puisqu'elle pose les questions, il en conclut que le moment est venu de lui avouer quelques petites choses. Le Fantôme de l'Opéra avait baissé la tête en ôtant son masque et fixait le sol, incapable de soutenir le regard de sa fille. Néanmoins, il se force à relever la tête, et aperçoit alors qu'Operetta avait enlevé son masque et caressait ses marques du bout des phalanges.

"Mais alors... Pourquoi... Qu'est ce que c'est?"

Erik avance sa main et caresse tendrement les belles volutes violacées qui courent sur la peau de sa fille.

"Moi, c'est une maladie. Toi, c'est une marque de naissance: Christelle disait toujours que des tas d'autres filles tueraient pour avoir ces marques, parce que c'est une sorte de tatouage naturel. Tes marques sont belles: elles ressemblent à une partition de musique. Les miennes sont hideuses. Elles ne sont pas douloureuses: juste affreusement laides."

L'Ange de la Musique sort de son veston deux choses de forme rectangulaire. Il lui tend la première, qui est en fait un DVD.

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"Je crois qu'il est désormais inutile que je cache cela plus longtemps: tu es en droit de regarder ça, à présent que je t'ai dévoilé une partie des choses. En regardant ceci, tu comprendras tout ce qui s'est passé, jusqu'à ce que Christine et moi prenions chacun un trajet différent."

Erik donna ensuite l'autre objet à sa fille: c'était un cadre contenant une photo de lui aux côté d'une femme qui avait les cheveux aussi roux qu'Operetta.

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"C'est Christelle, ta mère: tu lui ressemble beaucoup plus que tu ne l'imagine. Sa mère la garde prisonnière quelque part, c'est pour ça qu'elle n'est pas avec nous aujourd'hui: mais je garde l'espoir que, dès qu'elle réussira à s'échapper, elle reviendra à l'Opéra. J'ai caché des lettres un peu partout expliquant où nous sommes: elle viendra, je le sais..."

Le silence s'abat alors sur la salle de musique: Erik tripote nerveusement son masque, mourant d'envie de le remettre. Pourquoi? Parce qu'il avait conscience que son visage était affreux: jusqu'à aujourd'hui, seule Christelle lui avait sans cesse répété qu'elle ne le trouvait beau que sans son masque. Mais Christelle n'était pas là... A présent, le Fantôme de l'Opéra attendait les questions qui franchiraient fatidiquement les lèvres de sa fille, des questions peut-être du genre: "Papa, pourquoi tu as tué des gens?", "pourquoi ta maladie est aussi laide?", ou encore "pourquoi t'as laissé tomber les recherches pour maman? Tu ne l'aimes plus, c'est ça?"... Et il appréhendait déjà d'y répondre...

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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Jeu 25 Oct - 21:30


♠ Pulling Strings


Operetta est trop saisie par la stupeur pour penser une seule seconde à s’enorgueillir du compliment qu'il lui adresse, ce qu'elle n'aurait pas manqué de faire en temps normal. Mais cette soirée est tout sauf normale. Soudain envahie par la gêne, elle détourne le regard du visage de son père. Elle imagine qu'il doit s'agir d'une rude épreuve pour lui, et ne veux pas lui rendre les choses plus difficiles. Mais en agissant de la sorte, elle a peut être commis une erreur. Et s'il prenait cela pour une marque de dégout? Elle ne veut pas que les choses s'achèvent ainsi. Il est trop tard lorsqu'elle le réalise, et elle ne sait comment agir pour réparer sa grave faute. Sa bouche s'ouvre en silence, et elle tend une main hésitante vers lui.

-Non... Je ne voulais pas... Papa, regarde moi.

Mais les idées fusent dans son esprit de jeune fille en ébullition. Elle réfléchit à la situation actuelle, et le ciel embrumé de ses pensées s'éclaircit un peu.

-Mais aujourd'hui... Enfin, je veux dire... Ici, tu n'a pas à te cacher. Est ce que tu craint qu'on te prenne pour un monstre? Tout le monde l'est au moins à moitié, dans ce lycée!

Le DVD qu'il tend est presque une insulte pour elle. Immédiatement, elle se révolte, son caractère fougueux reprenant le dessus.

-Qu'est ce que c'est que ce truc? Un film?! Mais pourquoi ton nom es t-il dessus? Ne me dit pas que...

Mais son père ne lui facilite pas la tâche. Elle a à peine le temps de prendre en compte une chose, qu'il rajoute un autre élément à la liste de ceux qu'elle doit saisir. La photo de sa mère fait l'effet d'une petite bombe dans son esprit. A présent, elle peut fixer une image, un visage sur le concept fantomatique que représentait jusqu'à présent le nom de sa mère. Mais elle détourne le regard. Le malaise l'étreint. Elle ne veut pas voir cette photo. La femme qui y figure n'est qu'une étrangère. Ce n'est pas sa mère. Elle ne veut pas le réaliser.

-Non. Range cette chose.

Son ton se fait dur, froid et cassant. Elle a conscience qu'elle peut le blesser, mais malgré cela, n'en fait qu'à sa tête et agit en gamine égoïste. Pour se débarrasser du sujet, elle tente d’orienter la conversation, aussi étrange soit elle, vers d'autres horizons.

-Pourquoi m'a tu parlé de meurtres? Tu a tué des gens? Qui étaient ils? Et pourquoi avoir fait ça?

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Erik Ghost
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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Ven 26 Oct - 11:06

Erik était extrêmement nerveux: en fait, il était terrifié. Terrifié à l'idée que sa propre fille ne se mette soudain à le détester pour le menteur qu'il est, le meurtrier qu'il a été... Aussi, lorsqu'elle détourne son regard de lui, il le ressent comme une gifle. Il s'apprête donc à remettre son masque, quand Operetta semble comprendre que sa réaction a dû le blesser:

"Non... Je ne voulais pas... Papa, regarde moi."

Erik lève la tête vers sa fille.

"Mais aujourd'hui... Enfin, je veux dire... Ici, tu n'a pas à te cacher. Est ce que tu craint qu'on te prenne pour un monstre? Tout le monde l'est au moins à moitié, dans ce lycée!"

Le Fantôme sourit tristement.

"Oui, c'est vrai, mais eux le sont au sens propre du terme: ils le sont génétiquement. Moi, je suis monstrueux à la fois physiquement et moralement, et c'est bien là le problème..."

La réaction d'Operetta à la vue du DVD est compréhensible:

"Qu'est ce que c'est que ce truc? Un film?! Mais pourquoi ton nom es t-il dessus? Ne me dit pas que..."

Erik acquiesce d'un air résigné.

"Si. Ils ont osé. Il y a toujours eut des cinglés pour mettre en scène mon histoire, et je me demande d'ailleurs où ils sont aller la chercher... Mais je ne m'en faisait pas, parce que c'était toujours assez éloigné de la vérité. Mais quand ce... Joel Schumacher, que le Diable l'emporte!, a sortit ce film, je me suis rendu compte qu'il était atrocement exacte, sans compter le fait que l'acteur principal me ressemble comme un jumeau. Là, j'ai paniqué: je ne voulais pas te raconter ce qui m'étais arrivé avant Christelle. Pas encore. Alors la seule façon d'être certain que tu ne tomberait jamais sur ces images par accident, c'était de t'interdire de regarder la télévision. Ça n'a heureusement pas été difficile, vu que tu ne t'intéressais qu'à la musique. Mais maintenant, il y a des passages de ma vie que je n'ai pas, et dont je n'aurais jamais, la force de te raconter: ce film le fera mieux que moi. Tu as le droit de savoir ce que j'ai été autrefois: le secret est un mensonge à retardement..."

La réaction d'Operetta en voyant la photo de sa mère n'étonne pas son père: il sait que mettre un visage sur simple nom n'est pas évident.

"Je comprends ta réaction, Operetta. Je ne t'ai jamais parlé de Christelle auparavant parce que la simple mention de son nom me faisait l'effet d'un coup de couteau. Mais c'était malvenu: j'ai été égoïste de ne pas t'en parler, et je te prie de bien vouloir me pardonner. Je vais essayer de me rattraper: avant de la rencontrer, j'étais marqué. Marqué par mon enfance torturée, par l'obsession de Christine, par ma haine des humains,... Operetta: j'étais fou. Même si madame Giry, celle qui m'a caché dans l'Opéra, me présentait comme un génie devant Raoul, il a soulevé cette affirmation: certes, j'étais un génie. Mais j'étais aussi complètement fou... Ma folie était comme un incendie géant, qui me dévorait. Christelle a été un raz-de-marée gigantesque: elle a littéralement soufflé ma cruauté et a relégué ma folie à une simple étincelle au milieu de l'océan... Ensuite, tu es née, et là, j'ai enfin goûté au bonheur..."

Erik ne le montrait pas, mais parler de son passé était extrêmement difficile. Ce fut ce moment de silence que choisi sa fille pour poser une des questions fatidiques...

"Pourquoi m'as-tu parlé de meurtres? Tu as tué des gens? Qui étaient ils? Et pourquoi avoir fait ça?"

"Je... j'ai.."

Erik avait du mal à trouver des mots pour ça: bien qu'il s'était attendu à ce qu'elle lui pose cette question, il était prit au dépourvu. Sa voix tremblait, chose qui ne lui était encore jamais arrivé auparavant. Il mit un moment à se ressaisir, mais finit par répondre: sa fille avait le droit de savoir.

"Oui, j'ai tué des gens. Ma première victime a été le directeur du cirque: il me présentait à la foule comme 'le fils du Diable', et n'hésitait pas à me battre et à me priver de nourriture si je ne lui rapportait pas assez d'argent. J'avais huit ans quand j'ai craqué. J'avais huit ans quand je l'ai battu avec une poutre jusqu'à ce qu'il en meurt: ça a été le début de ma folie... L'Opéra Garnier a été ma seule maison, et voir des imbéciles en faire n'importe quoi a aggravé mon égoïsme et ma rancune. J'avais des exigences, et je ne supportait pas qu'on me désobéisse. Il y avait à l'Opéra un technicien des décors très particulier: il buvait comme un trou, épiait les danseuses lorsqu'elles se changeaient, et traitait les femmes comme des bêtes. Ce type me dégoûtait: à mes yeux, on ne traite pas les représentantes du beau sexe de cette manière. Un jour où les directeurs ont passé outre mes exigences, j'ai..."

Erik fut forcé de faire une pause: il avait du mal à avouer ça.

"... j'ai enroulé une corde autour de la gorge du technicien et je l'ai fait basculé par-dessus la rampe... Il est mort pendu, au-dessus de la scène, pendant une représentation, devant une salle comble..."

L'Ange de la Musique réprima les larmes de honte qui lui montaient aux yeux et tenta tant bien que mal de se reprendre.

"Ce sont les humains qui ont fait de moi un monstre, Operetta. Je suis un monstre, et complètement fou de surcroît: je comprends que tu m'en veuille, que tu ai honte de moi, ou que tu me déteste pour ce que j'ai fait... Je suis un... Non. J'ai été un monstre. Je ne le suis plus. Grâce à Christelle et toi. Vous êtes les soleils de mon existence. Quand je voulais mettre mon masque, Christelle me regardais comme si je l'avais injuriée et me disais d'une voix autoritaire 'd'enlever cette horreur'... Elle ne me trouvait beau que sans masque, et c'est pour ça que je l’aimais tant: elle m'acceptais tel que j'étais."

Erik leva la tête vers sa fille et un timide sourire nostalgique naquit sur ses lèvres.

"Quand à toi, tu étais un vrai petit accordeur vivant: quand j'accordais un instrument, certaines notes sonnaient fausses, et ça te faisais rire aux éclats dans ton berceau. Et quand tu riais, c'était contagieux: je ne pouvais m'empêcher de rire aussi..."

Après ces révélations, le Fantôme n'osait plus croiser le regard de sa fille. Il remit son masque sur son visage et se remit à contempler avec obstination le sol de sa classe, terrifié à l'idée que sa fille, la seule famille qui lui restait, son dernier port d'attache avant l'océan de la folie, ne le haïsse pour ce qu'il avait fait par le passé...

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Insultez-moi, détestez-moi
Vous ne pourrez jamais me détruire
Haïssez-moi, méprisez-moi
Vous ne pourrez jamais m'anéantir
Torturez-moi, exilez-moi: toujours je reviendrais...
Battez-moi, frappez-moi: vous ne m'aurez jamais!¤

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MessageSujet: Re: Pulling Strings - Avec Erik Ghost   Sam 27 Oct - 9:40


♠ Pulling Strings


Le regard d'Operetta s'embrase. Après le choc, après les révélations, vient le temps de la colère, de la rébellion. Ce maudit DVD n'est qu'un objet abject, pour elle. C'est une insulte jetée au visage de son père, et elle ne le supporte pas. Comment peut on s'approprier la vie d'une personne, aussi monstrueuse soit elle, afin d'en faire un film? Cette logique commerciale l’écœure. Non, elle ne pourra pas poser les yeux dessus.

-Non! Je ne veux pas voir ce film! Ce n'est pas comme ça que les choses doivent se passer.

Il remet son masque, et Operetta ferme les yeux un bref instant, avant de les rouvrir, comme si elle voulait chasser de son esprit cette image de son père. Elle préfère garder en mémoire une image de lui plus valorisante. Elle le voit comme un personnage fort et mystérieux. Et cela lui allait très bien, jusqu'ici.
Elle porte la main à sa tête. Autour d'elle, tout semble onduler. Probablement un vertige.


-Ah... Trop d'informations...

Elle soupire. Elle voudrait partir. Un peu de recul ne lui ferait pas de mal, après ce grand chamboulement. Le temps sera une excellente solutions à tous ces problèmes. Pour faire passer la pilule.
Elle aurait aimé que rien ne change. Elle n'a jamais vraiment voulu savoir qui est sa mère. Ou peut-être qu'elle n'était pas prête. Quand aux meurtres... Cela ne l'effraye pas autant qu'elle le devrait. Après tout, les choses sont faites, et personne ne pourra rien y changer. De plus, elle estime que ces personnes méritaient leur sort.

Elle secoue son bras dans un grand geste, comme si elle voulait chasser quelque chose qui la gênerait, et soupire à nouveau. Ses yeux sont clos, et sont visage barré par les soucis. Elle repositionne son masque à la hâte, un peu de travers, et commence à se diriger vers la sortie.


-J'ai besoin de prendre l'air...

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